mardi 15 octobre 2019

Prudence quand vous achetez un complément alimentaire en extrait !


Le sujet ici n’est pas de relancer la polémique sur l’utilité des compléments alimentaires, ou encore pire, leur dangerosité. Bien d’autres s’en chargent, trop jaloux de voir ces produits avoir une forte croissance de vente [1].
Mon propos est de vous expliquer, pour les compléments alimentaires à base de plantes, la différence qui existe entre le totum et l’extrait. Sur le marché, vous pouvez effectivement rencontrer des produits contenant la même plante, la même partie de plante, et pourtant ils sont fondamentalement différents. Et dans leurs effets aussi ! Un exemple ? La rhodiola, que vous pouvez trouver en totum ou en extrait. Mais ceci est vrai aussi pour l’ashwagandha, le ginseng, l’éleuthérocoque, la bardane, et… Je m’arrête là car la liste est évidemment bien longue.
Pourquoi ?
Imaginez que vous vouliez faire un complément alimentaire, en gélules, de racine de carotte…Une première méthode consiste à prendre des racines de carotte, de les contrôler dans leur aspect, d’être bien sûr qu’il s’agit de carotte et pas d’une autre Apiacée (la cigüe fait partie des Apiacées…), de les laver et de les faire sécher. Une fois la dessication obtenue, vous les passez dans un broyeur ou une meule, et vous obtenez une poudre fine que vous mettez enfin dans des gélules. Vous obtenez ainsi un totum de racine de carotte. Sur votre étiquette vous indiquerez « Totum de racine de carotte ». Totum, emprunté au latin, signifie qu’il y a la totalité de la racine de la carotte, hormis l’eau qui s’est évaporée en grande partie.
Il existe une autre solution qui aujourd’hui est utilisée majoritairement par l’industrie du complément alimentaire. Celle de l’extrait. Reprenons notre exemple avec la carotte. Toujours après avoir lavé et vérifié votre matière première, vous mettez vos carottes dans une marmite, et vous rajoutez de l’eau. Vous allez me dire qu’on est parti pour faire une soupe à la carotte… C’est presque ça. Dans votre marmite, vous avez effectivement la possibilité de faire chauffer votre solution, cela va ramollir les fibres et rendre la carotte plus malléable. Ça nous intéresse pour la suite car le but de l’opération est de récupérer un jus de carotte que l’on fera sécher une fois que l’on aura soigneusement filtré le contenu de notre marmite. Ce jus une fois sec, vous aurez un extrait de racine de carotte. Que vous pourrez alors, tout comme dans notre première méthode, mettre en gélules.
Mais les industriels sont des petits malins… Ils ont remarqué que lors de la filtration, il restait beaucoup de matières dans le substrat, ce que l’on jette, vu que c’est seulement le jus qui nous intéresse. Ils ont donc développé des trésors d’ingéniosité pour faire en sorte que le jus soit enrichi de plein de « bonnes » choses qui seraient restées dans le substrat. Par exemple, au lieu de mettre simplement de l’eau, ils vont aussi y mettre de l’alcool, parfois un alcool à des concentrations telles que 96 °… Si l’alcool ne suffit pas pourquoi ne pas essayer avec d’autres solvants, comme l’acétone… Si, si, la liste est longue. Les industriels disposent de plein de solvants qu’ils personnalisent selon la matière première. Au point même que ce sont des secrets de fabrication. C’est logique vu le prix qu’ils retirent de leur produit fini. Entre le prix d’achat de la matière première, achetée parfois à des quantités qui se négocient à plusieurs dizaines, voire centaines de tonnes, autant dire que le prix au kilogramme est misérable. Pauvre agriculteur… A l’inverse, quand une entreprise qui vend des compléments alimentaires achète une poudre pour la mettre en gélules, elle paie le prix fort de cet extrait. Pourquoi ? Parce que l’industriel fournisseur de cette matière première a valorisé son produit en effectuant une analyse de ses constituants. Vous avez ainsi un extrait qui est dit « titré en … ». Par exemple pour la rhodiola, vous pouvez trouver cette dernière avec marqué sur l’étiquette, titré en salidroside et rosavines », ou encore, « à teneur garantie en salidroside (1%) et rosavines (5%) … »
Comment font les industriels si leur lot ne contient pas cette valeur mais que c’est un critère nécessaire de vente ? Qu’à cela ne tienne, ils reprennent une partie de leur lot, à qui ils font subir d’autres procédés chimiques, en vue d’isoler le salidroside et les rosavines. Une fois cette opération effectuée, ils rajoutent du salidroside et des rosavines dans leur lot pour obtenir ce qu’ils veulent. Une simple règle de trois leur dit la quantité qu’il faut mettre.
La raison de cette démarche industrielle est qu’à la sortie, le produit offre une stabilité dans le temps plus longue qu’avec la méthode traditionnelle que nous préférons. Et qui dit stabilité dit tranquillité pour le commerçant qui met ce produit sur son rayon.
Pourquoi nous ne sommes pas d’accord avec ces méthodes ? Pour plusieurs raisons :

  1. Avons-nous la garantie que les solvants utilisés ne se retrouvent pas dans le produit fini, même sous forme de trace ? Les opérateurs qui font ces manips nous garantissent, analyse à l’appui, que ce n’est pas le cas… Pour moi, le doute subsiste.
  2. Pourquoi utiliser des solvants qui sont coûteux à fabriquer en termes d’énergie alors qu’il existe une méthode traditionnelle si simple à mettre en œuvre ? On encourage aussi une industrie du solvant qui est certainement très polluante. Il existe dans le monde de nombreux sites Seveso qui sont des usines de fabrication de solvants.
  3. En isolant quelques principes actifs, on détruit ou on occulte les autres composés, et donc la synergie qu’ils forment et qui fait l’efficacité d’une plante. Un extrait de plante relèverait plus, par définition, d’un médicament que d’un produit naturel.
  4. On nous parle beaucoup aujourd’hui d’une révolution vers la troisième économie agricole. Celle-ci passe par une plus grande diversité dans les cultures, associée à une démarche plus écologique, voire de culture biologique. Ceci est difficilement compatible pour un agriculteur d’accepter une commande de centaines de tonnes d’une seule plante d’un laboratoire d’extraction de matières premières végétales.
  5. Et puis pour le consommateur se pose la question de l’efficacité du produit. Un extrait est-il plus performant qu’un totum ? Pour le monde rationnel dans lequel nous vivons, la réponse est toute faite : « grâce à un produit dosé en principes actifs, vous avez une garantie d’effets ». Ah, ah…Pas si sûr…

Ne soyons pas naïf. Nous savons tous que nous vivons dans un village mondial, et la Chine est l’usine de ce village mondial. Aujourd’hui, la plupart des extraits de plantes viennent ou sont faits par des entreprises chinoises. Pour l’avoir constaté par moi-même, les extraits de rhodiola ont des dosages réels ne correspondant pas toujours avec ce qui est annoncé dans les bulletins d’analyse.
Evidemment, il ne faut jeter le bébé avec l’eau du bain. Un extrait bien fait est intéressant. Les extraits alcooliques qu’on appelle couramment les teintures mères sont des formes galéniques passionnantes… Et sont traditionnellement utilisées en phytothérapie. Mais nous sommes ici dans le domaine de la tradition.

Pour finir, je voudrais vous raconter une anecdote qui montre l’importance de favoriser le totum. A Natura Mundi, je vends une plante adaptogène qui s’appelle l’ashwagandha, le ginseng indien. C’est une plante aux composés très divers, complexe et même un peu mystérieuse. On la surnomme la force du cheval, pour son coté énergique. Et pourtant son nom latin, à juste titre est « Withania somnifera ». Comme je l’explique souvent au comptoir, cette plante a la faculté de fortifier l’organisme d’une façon bien originale. Une cure d’ashwagandha vous mettra en forme et vous soutiendra dans votre quotidien. On conseille habituellement de prendre deux à quatre gélules le matin. Mais si vous commencez la cure alors que vous êtes en manque de sommeil, en manque de récupération d’énergie, alors cette plante aura un effet bien particulier : l’envie de dormir sera d’une telle force qu’elle pourra même vous perturber dans votre travail ou votre bien-être du moment. C’est pourquoi on la conseille en première intention, face à des personnes fatiguées, de commencer le soir, et après avoir retrouvé la forme, de passer aux prises du matin.
C’est ce que nous avons expliqué un jour à un monsieur, passé à la boutique parce qu’il avait perdu le sommeil et qu’il trainait une fatigue carabinée. A la suggestion de prendre de l’ashwagandha, il nous a dit que justement il en avait chez lui et qu’il allait donc commencer la cure selon nos conseils. Quelques temps plus tard, un peu contrarié, ce monsieur vient nous revoir et nous explique que cette cure n’a rien donné. Dans la discussion, je lui demande si l’ashwagandha qu’il a pris provenait de chez nous. Vous vous en doutez, la réponse était négative. Il a donc essayé notre complément alimentaire et Ô surprise, cet homme a retrouvé le soir même un sommeil réparateur. L’ashwagandha achetée ailleurs était un extrait…
Mais le comble de cette histoire tient en ceci : son ashwagandha achetée dans une autre boutique, ou peut-être sur Internet était dosée à 5% de withanosides, son principe actif majeur. La nôtre, à la suite d’une analyse que nous avons faite, est dosée à 0,5%... Cherchez l’erreur !!!


[1] Encore le mois dernier 60 millions de consommateurs, qui est pourtant un canard sous l’égide de l’Institut National de la Consommation a vomi toutes ses bêtises sur le sujet, dans une totale incompétence. On se demande à qui profite le crime…

jeudi 19 septembre 2019

Il faut boycotter la consommation de viande industrielle (et au passage c’est pareil pour l’industrie de la pêche)


J’vous entend déjà dire : « Ça y’est Astier, il va nous remettre ça à propos du végétarisme… On lui a déjà dit qu’on était VEGETATOUT pas VEGETARIEN, ou alors un rien du tout végétarien…»
Si vous avez apprécié cette bonne blague, tant mieux pour vous ! Alors juste trois chiffres pour vous faire réfléchir :
Chiffre n° 3 : La consommation de poulet en France représente 1.600 tonnes, soit 51 kilos de poulet chaque seconde. La viande de poulet est la plus consommée en France et représente plus d'un quart des achats de viande.
Chiffre n° 2 : Au niveau mondial, l’abattage des animaux pour fournir de la viande représente plus de 2000 animaux par seconde, soit 65 milliards d'animaux tués chaque année selon la FAO.

Chiffre n°1 : Combien de poissons sont tués chaque année ? Comme les pêcheurs ne comptent pas les poissons, il est possible d'en estimer le nombre à partir des tonnages comptabilisés par la FAO, ainsi qu'à partir des données collectées sur le poids moyen et la taille moyenne des poissons pêchés de chaque espèce.
2 740 000 000 000 (deux mille sept cent quarante milliards)
Cela correspond, selon les estimations, à un nombre de vertébrés pêchés de 970 à 2740 milliards d'individus chaque année sur la période 1999 à 2007, selon l'O.N.G. fishcount. Cela représente donc entre 31 000 et 86 000 poissons pêchés chaque seconde !

Bonus : prenez le temps de lire ce passage ci-dessous si vous en avez le courage et si vous avez surtout le courage de pouvoir dire ensuite à autrui « oui, je suis conscient que le poisson que je mange ici a vécu cette mort atroce »

si vous n’avez pas ce temps, prenez juste deux minutes pour voir ces images :
(juste deux minutes, pas plus…)


A ceux qui se posent encore des questions, je ne peux que recommander de vous renseigner sur des sites vraiment documentés et qui ne sont pas influencés par le lobbying de l’élevage, de l’industrie alimentaire te des intérêts financiers qui sont derrière…
Site n° 1 que je recommande :

Et si vous vous posez encore des questions telles que :

  • Pourquoi ne pourrait-on pas manger de la viande d’animaux bien traités ?
  • Manger des animaux (ou pas) est un choix personnel ?
  • Si on arrêtait de manger des animaux, est ce qu’ils disparaitraient ?
  • Si on arrêtait de manger des animaux, est ce qu’ils nous envahiraient ?
  • Et si j’étais sur une ile déserte, pour survivre, je serais bien obligé de chasser, non ?
  • On mange de la viande depuis toujours, pourquoi pas continuer ?
  • Le lion mange bien la gazelle !
  • Manger de la viande, c’est naturel
  • Les plantes souffrent aussi !

Alors vous trouverez toutes vos réponses ici aussi : https://vegan-pratique.fr/pourquoi-devenir-vegan/idees-recues/

Au-delà d’un simple choix alimentaire que de toute façon, nous serons tôt ou tard, amenés à faire tous, de gré ou de force (si ce n’est pas nous de gré, ce seront nos enfants de force…), j’aimerais sur cette page apporter deux réflexions supplémentaires que l’on aborde rarement :

1- Si vous devenez végétarien, qu’en est-il de votre chien ou de votre chat ? Pour ma part, je dois dire que j’ai toujours évité d’avoir un animal de compagnie qui m’oblige à lui acheter des croquettes ou de la viande. Dons chez moi, pas de chat, pas de panthère, pas de lion... Quand j’ai eu un chien, il y a déjà quelques années, il était nourri avec des céréales et des légumes et un complément de croutes de fromage de chèvre et brebis, fromage que j’allais directement chercher chez un producteur près de chez moi. J’ai la chance d’habiter en campagne dans l’Ariège ! Aujourd’hui, alimenter un chien de grande taille avec une alimentation type « croquettes au bœuf » est équivalent en termes de pollution et d’impact carbone à posséder un SUV… Je suis d’accord que l’animal de compagnie joue un rôle dans notre société. Mais pourquoi ne pas adopter un lapin ou un hamster plutôt qu’un chat ? Quand je pose cette question, là aussi, les réponses qu’on me renvoie ne tiennent pas très longtemps. Je pourrais en faire toute une page sur ce blog si besoin était.

2- Quand vous mangez de la viande (ou de la chair de poisson qui est de la viande aussi…), vous absorbez des protéines que votre système digestif va dégrader en acides aminés pour favoriser l’assimilation. Je suis intimement convaincu que les informations vibratoires présentes sur les acides aminés issus d’une chair animale sont différentes de celles présentes sur des acides aminés d’origine végétale.
Je reste aussi persuadé que ces énergies vibratoires participent au façonnage de notre identité et notre caractère. Plus important, je pense aussi que ces informations peuvent avoir une influence sur notre MOI, donc notre identité, et donc notre immunité. Vous aurez certainement compris où je veux en venir : vous savez que chaque jour notre organisme crée malheureusement des cellules cancéreuses, mais que notre système immunitaire les repère et les détruit. Quand un cancer se déclenche, c’est parce qu’à un moment donné il a eu une défaillance dans sa mission. L’efficacité de notre système immunitaire ne serait-elle pas meilleure chez une personne qui n’a pas ces influences vibratoires d’origine animale ?

Cher ami lecteur, chère amie lectrice, voilà quelques arguments qui m’ont fait basculer, il y a déjà plus de trente ans, vers le végétarisme.
Et voilà aussi pourquoi j’ai toujours cherché à améliorer mon comportement au profit d’un respect de ma planète. Ça a toujours été un leitmotiv dans les entreprises que j’ai créé, Natura Mundi en est le dernier exemple.

mercredi 27 mars 2019

Lettre ouverte aux lycéens en grève le vendredi


Bravo ! C’est un bravo qui sort du cœur que je vous envoie. Bravo d’abord à Greta Thunberg qui a fait démarrer ce mouvement mondial, bravo à toutes et tous qui sont allés dans la rue pour dire que vous êtes inquiets pour votre avenir. Il y a eu des milliers de manifestations dans plus de 100 pays différents. Je suis impressionné, et bien plus encore. J’aurais tant aimé vivre ça quand j’avais 18 ans !
J’ai eu votre âge … il y a 35 ans. Et il y a 35 ans, le problème du réchauffement climatique était déjà en discussion. En 35 ans, si peu a été fait par nos politiques… Je peux en parler, j’ai fait partie des militants de la première heure.
Pour ma part, je suis passé d’une période de révolte (qui n’a pas duré très longtemps) à une période d’action (qui dure encore…). Et c’est là que je veux en venir. Manifester est nécessaire, et après avoir manifesté vient le temps de l’action. Par expérience et 35 ans d’observations, je vous propose plusieurs axes d’action :

  • D’abord, continuez à manifester. Comme le dit Greta Thunberg, « je ferai grève tant que vous n’appliquerez pas l’Accord de Paris ».
  • Rejoignez la mouvance des jeunes activistes. Le prochain film « Bigger than us » vous donnera plein de pistes pour cela.
  • Je vous suggère aussi de prendre l’habitude, chaque année, de faire votre bilan carbone personnel. Pourquoi ? Parce que cet exercice montre comment et combien on consomme du carbone sans s’en rendre compte et surtout parfois là où on s’y attend le moins. Il y a des sites en ligne qui proposent ça.
  • Ensuite, optez pour le végétarisme si le cœur vous en dit. C’est le levier, après les déplacements en avion, le plus puissant pour réduire les émissions de carbone. Les produits animaux demandent, sur l’ensemble de la chaine, une quantité impressionnante d’énergie, actuellement fournie par les énergies fossiles, pétrole en premier. Si vous ne vous sentez pas le courage de franchir le pas, optez au moins pour un régime flexitarien.
  • Limitez vos déplacements en avion. C’est le mode de transport qui est aujourd’hui le plus polluant en termes d’émissions de carbone. Bien souvent, on prend l’avion pour des vacances ou des déplacements qui ne sont pas absolument nécessaires. Le prix à payer demain sera largement plus élevé que la recherche d’une alternative aujourd’hui…
  • Mangez et consommez végétal, bio, local et « intelligent »… Un seul exemple : renseignez-vous sur le bilan carbone d’un yaourt rendu dans votre assiette : dépenses liées à l’élevage, au transport du lait, à la fabrication de l’emballage (un produit en plastique jetable d’origine fossile), à la chaine du froid, au transport depuis le site de fabrication jusqu’à votre frigo, de la consommation électrique de votre propre frigo pour si peu… et au final pour un produit dont les bienfaits sont totalement contestables sur un plan alimentaire et sanitaire.
  • Placez vos économies, si vous en avez, dans une banque éthique, comme la Nef. Faire ce geste, c’est retirer du pouvoir aux structures bancaires qui jouent à la bourse, et la bourse est le lieu où s’achètent l’argent investi pour demain dans une économie pétrolifère, mortifère, suicidaire…
  • Faites passer autour de vous les messages précédents et insistez auprès de vos parents à se poser quelques questions en plus : ont-ils changé leur abonnement d’électricité au profit d’un fournisseur réellement vert à 100 % comme Enercoop ? Ont-ils envisagé de changer leur chaudière au fioul pour une chaudière à granulés ou un autre système qui ne se base plus sur des énergies fossiles ? Ont-ils étudié comment mieux isoler leur logement ?
  • Si vous avez déjà un travail, vous avez au sein de l’entreprise ou de la collectivité territoriale où vous travaillez un potentiel considérable possible : votre structure a-t-elle un parc de voitures qu’elle convertit en électriques ? A quelle vitesse ? Où sont les bornes de recharge ? L’électricité ici aussi est-elle renouvelable ? la cantine propose t’elle des menus végétariens ? a-t-on le réflexe du tri des déchets ? A-t-on le réflexe de fermer les portes et fenêtres alors qu’on chauffe le bâtiment ? Et d’ailleurs, ce mode de chauffage peut-il être amélioré ? etc…

En conclusion, quoi vous dire ? Ne vous prenez pas pour des surhommes, car vous allez tomber dans le piège de la colère ou de l’épuisement. Gardez un cap qui est de toujours essayer de faire mieux, et partez du principe que les petits ruisseaux font les grandes rivières. C’est une meilleure philosophie que celle des petits pas.  C’est en tout cas surtout une vraie philosophie. Pas  une philocratie. N’imitez pas ceux contre qui vous manifestez…
Je reviendrai plus tard sur un autre sujet : le monde de demain sera celui des femmes d’abord. On en reparlera…