vendredi 15 décembre 2023
Le temps du Merci est venu !
lundi 13 mars 2023
L’histoire des deux souris, ou comment s’arrête aujourd’hui mon aventure avec Natura Mundi
Durant de nombreuses années, quand j’embauchais une nouvelle personne au sein de mon équipe, j’avais l’habitude d’offrir un livre surprise à ce nouvel employé au moment même où il me remettait mon exemplaire signé de sa main du contrat de travail, faisant foi de notre engagement mutuel : lui ou elle en s’engageant à travailler pour l’entreprise, moi en m’engageant à lui verser un salaire et tout ce qui s’y rattache...
Ce livre s’appelle « Qui a piqué mon fromage ? ». Il raconte comment deux petites souris, vivant au cœur d’un labyrinthe géant, en viennent à se disputer un beau jour parce que le fromage qu’elle grignotaient depuis moult temps venait subitement de disparaître. De ces deux souris, une seule survécut. L’heureuse élue fut celle qui prit son courage à deux mains et s’aventura dans le labyrinthe pour voir s’il n’y avait pas un autre fromage qu’elle pourrait peut-être trouver...
La morale de l’histoire est qu’il ne faut rien voir de figé dans la vie et que le beau contrat de travail que vient de signer cet employé fraîchement débarqué n’a rien de définitif...
J’ai toujours adoré cette petite histoire tant elle est vraie et qu’elle confirme ce que les Taoïstes appellent l’impermanence des choses. L’image du Yin et du Yang dans le cercle où l’un va recouvrant l’autre est l’illustration parfaite de cette idée.
Alors, quand une injustice me tombe dessus, je me dis que d’une part, ceci n’est que temporaire, et que d’autre part, il faut savoir regarder le bon coté des choses. Est-ce que c’est à cause de cette façon positive que j’ai de voir le monde qui a provoqué durant de nombreuses années ma solidité psychique et par là même rendu jaloux trop de personnes qui m’ont côtoyé ? Aujourd’hui, je le pense très fort.
Le projet de franchise qui a germé dès 2006 a fait des jaloux. Outre l’épine fatale jetée par le hasard sur notre fil d’Ariane, en la rencontre de ce partenaire informatique qui nous a fait choir notre projet (voir -1- ci-bas), ma réussite a fait des jaloux. Et la jalousie est la mère de la méchanceté. Méchanceté qui s’est traduite dans des dénonciations calomnieuses (et anonymes bien souvent) auprès des administrations françaises... fisc, fraudes, CNIL, prudhommes... quand ce n’est pas tout simplement la production de faux en justice... Je suis étonné de ne pas avoir eu la visite des services vétérinaires ou de la Miviludes...
Mais la vraie réalité est une réalité financière : le chiffre d’affaire de Natura Mundi a baissé de façon importante, trop importante depuis dix mois. Au point de ne pouvoir honorer mon contrat social.
C’est donc une entreprise qui s’arrête, une expérience qui m’aura beaucoup appris et qui me permettra avec toutes les compétences acquises durant ces années de rebondir au plus vite.
Par amour du métier d’herboriste, merci à toutes celles et tous ceux avec qui j’ai partagé du savoir et du savoir faire.
A bientôt donc.
Jean-François Astier
mardi 27 avril 2021
Les probiotiques, ça devrait être SYS TE MA TIQUE !
Voici un courrier que j’ai adressé ce jour à Mme Bénédicte Taurine, députée de la 1ere circonscription de l’Ariège.
Je vous invite, si le cœur vous en dit, à adresser une copie de ce courrier à votre député. Les 350 entreprises françaises du complément alimentaire qui travaillent sur le territoire français sont réparties tellement partout qu’il y a fort à parier que votre député pourrait rencontrer une TPE concernée par ce sujet dans sa circonscription.
A Mme la Députée Bénédicte Taurine,
1ère circonscription de l’Ariège
le 27 avril 2021
Objet : Développement de la filière des compléments alimentaires et soutien aux entreprises de votre circonscription
Madame la Députée,
Je dirige l’entreprise Natura Mundi située sur votre circonscription et spécialisée dans la production de compléments alimentaires. Notre entreprise emploie 7 personnes et existe depuis bientôt 20 ans.
Comme vous le savez, le complément alimentaire est un produit de santé naturelle qui contribue à entretenir la santé de la population. Il permet de soulager de nombreux inconforts du quotidien et de prévenir certains facteurs de risques de maladies.
Il s’agit d’un marché en croissance constante depuis plusieurs années, les Français étant de plus en plus nombreux à avoir intégré les compléments alimentaires dans leurs habitudes de consommation. En France, il existe ainsi près de 350 entreprises présentes sur l’ensemble du territoire, qui représentent 16 000 emplois.
Pourtant, le marché français, en comparaison à d’autres pays européens reste largement en retard. Ce retard est pour partie imputable à un manque d’harmonisation à l’échelle européenne des règlementations en vigueur.
C’est notamment le cas en ce qui concerne l’utilisation du terme « probiotiques » sur nos produits. En effet, les autorités françaises et européennes interdisent l’utilisation du terme « probiotiques » en considérant qu’il s’agit d’une allégation de santé et que son utilisation doit donc être soumise à une autorisation de la Commission européenne après avis de l'EFSA. En France, les fabricants de produits à base de probiotiques peuvent donc uniquement faire figurer sur leur emballage le nom des souches des probiotiques incorporés, dont la dénomination extrêmement complexe nuit à l’information du consommateur.
Plusieurs pays européens ont cependant une interprétation différente en la matière et autorisent ou tolèrent l’utilisation du terme probiotique. C’est notamment le cas de l’Italie, de l’Espagne, de la Bulgarie et de la Pologne. Les Pays-Bas vont même jusqu’à rendre cette mention obligatoire considérant qu’il s’agit du nom d’une catégorie d’ingrédients. Cette différence d’appréciation participe à affaiblir les entreprises françaises qui sont en comparaison moins armées pour s’exporter sur des marchés étrangers.
Cela pénalise également les entreprises françaises comme la nôtre dans leur capacité à se développer, à investir, et à créer des emplois. Autoriser les industriels à employer le terme de probiotiques permettrait d’améliorer l’information des consommateurs et de dynamiser la filière française des probiotiques. Des dizaines d’entreprises comme la nôtre verraient ainsi leur marché se développer avec à la clé des possibilités d’investir et de participer au développement économique du territoire.
Aussi, nous nous permettons de solliciter aujourd’hui votre action auprès du Gouvernement afin de faire évoluer la position des autorités françaises en la matière. Votre soutien serait extrêmement précieux pour le développement de notre entreprise ainsi que pour celui de la filière des compléments alimentaires de manière générale.
Madame la Députée, je suis à votre entière disposition et serais ravi de vous accueillir au sein de notre site de fabrication afin de vous présenter plus en détail notre activité.
Le syndicat professionnel, Synadiet, est également à votre disposition sur le sujet. Vous pouvez les contacter à l’adresse suivante : c.guignier@synadiet.org.
Je vous prie d’agréer, Madame la Députée, ma plus haute considération.
Jean-François Astier
mardi 15 octobre 2019
Prudence quand vous achetez un complément alimentaire en extrait !
Pourquoi ?
- Avons-nous la garantie que les solvants utilisés ne se retrouvent pas dans le produit fini, même sous forme de trace ? Les opérateurs qui font ces manips nous garantissent, analyse à l’appui, que ce n’est pas le cas… Pour moi, le doute subsiste.
- Pourquoi utiliser des solvants qui sont coûteux à fabriquer en termes d’énergie alors qu’il existe une méthode traditionnelle si simple à mettre en œuvre ? On encourage aussi une industrie du solvant qui est certainement très polluante. Il existe dans le monde de nombreux sites Seveso qui sont des usines de fabrication de solvants.
- En isolant quelques principes actifs, on détruit ou on occulte les autres composés, et donc la synergie qu’ils forment et qui fait l’efficacité d’une plante. Un extrait de plante relèverait plus, par définition, d’un médicament que d’un produit naturel.
- On nous parle beaucoup aujourd’hui d’une révolution vers la troisième économie agricole. Celle-ci passe par une plus grande diversité dans les cultures, associée à une démarche plus écologique, voire de culture biologique. Ceci est difficilement compatible pour un agriculteur d’accepter une commande de centaines de tonnes d’une seule plante d’un laboratoire d’extraction de matières premières végétales.
- Et puis pour le consommateur se pose la question de l’efficacité du produit. Un extrait est-il plus performant qu’un totum ? Pour le monde rationnel dans lequel nous vivons, la réponse est toute faite : « grâce à un produit dosé en principes actifs, vous avez une garantie d’effets ». Ah, ah…Pas si sûr…
