Affichage des articles dont le libellé est Billet d'humeur. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Billet d'humeur. Afficher tous les articles

mercredi 24 décembre 2025

L’incroyable histoire d’une herboriste qui aimait Noël…

    Il y a bien longtemps de cela, vivait une herboriste dans un petit village tout proche d’une grande cité du sud de notre beau pays. Pourquoi cette dame s’était installée ainsi, moitié à la campagne, moitié à la ville ? Son quotidien était d’aller vendre sur les marchés le fruit de ses cueillettes. 
    A cette époque, les herbières (car le mot « herboriste » n’existait pas encore) étaient regardées d’un mauvais œil : il n’y avait que le divin qui avait pouvoir d’améliorer la santé… Le curé de la paroisse le répétait à tue-tête : « seul Dieu guérit ».

    Cette grande dame était une héroïne. Elle était fort appréciée pour son savoir et davantage encore reconnue pour son savoir-faire. Elle conseillait avec discernement ses plantes et savait habilement réaliser des mélanges de plantes, qu’elle appelait des composés (aujourd’hui, on appelle ça vulgairement des tisanes). Elle avait réussi à obtenir la sympathie du médecin de la ville. Il faut dire qu’elle était experte en tant que sage-femme, et lui, il ne voyait guère ces évènements comme les meilleurs moments pour déployer sa science… Un accord tacite s’était instauré entre eux deux et par la suite, combien de fois cet officiel praticien public n’avait eu recours à cette associée de fait, à ses savoirs de bonne renommée, de « bona fama » qu’on disait dans le patois local… 
    Si à l’époque vous aviez eu l’opportunité de croiser cette modeste dame des plantes vous auriez remarqué qu’elle était toujours accompagnée d’une jeune âme… Car toujours, elle tenait près d’elle un apprenti. Enfin… plus exactement une apprentie, car les jeunes garçons n’avaient pas souvent la passion pour ces choses-là…

    Au fil du temps, elle avait ainsi créé une petite famille de tous ses enfants spirituels qu’elle avait formés. Dans les préceptes qu’elle leur transmettait, elle revenait toujours à l’importance de ramasser les plantes vers la Saint Jean, c’est à dire au solstice d’été. Évidemment, elle savait que certaines plantes devaient être cueillies au printemps, d’autres à l’automne selon les parties concernées, et en lien avec leurs meilleures actions. Mais la pleine saison était pour elle le mois de la Saint Jean.
    Notre reine des plantes n’avait pas connaissance que les simples (entendez ici les plantes médicinales) contenaient des principes actifs, comme nous le savons aujourd’hui. Mais elle expliquait à son apprentie qu’à la Saint Jean les forces divines étaient envoyées vers les plantes et  les arbres, alors qu’en hiver elles envoyaient au contraire leurs vertus vers les enfants de Dieu… Pour elle, enfanter en fin de cette période hivernale lui semblait couler de source.

    Un jour, une jeune novice, bien débutante, et qui n’accompagnait notre grande dame que depuis peu, lui affirma que l’hiver était une bien vilaine période puisque le ramassage des plantes était totalement ajourné, aux antipodes de cette grande période ensoleillée de l’été. 
    Voyant le grand sourire moqueur de sa professeur, la jeune candide insista… Non seulement les ramassages ne pouvaient se faire, mais le séchage non  plus ! Il faisait trop froid pour cela. Pire, l’humidité était partout, et les plantes sèches difficiles à conserver en l’état… Elle osa même lui dire que l’hiver était peut-être bien une invention du diable tout bonnement… Elle enchérit même en lui rappelant que les autres ramasseuses cueilleuses pensaient comme elle, que l’hiver ne valait pas l’été, et que pour les gens du métier, la seule belle période était le cœur de l’été, avec comme clé de voûte le moment de la Saint Jean…

    Notre herbière coupa la parole à cette imprudente et un dialogue fort émouvant commença :

 - Que me racontes-tu là… Ouvre les yeux et regarde donc un peu mieux comment Dieu a créé le monde. S’il a établi une période intense pour notre mission qu’est l’été, ne vois-tu pas qu’il nous a surtout demandé d’aimer son œuvre à travers le changement ?

- Je ne comprends pas…

- Tu sais bien que le soleil est plus haut dans le ciel en été et plus bas, plus proche de l’horizon, en hiver, n’est ce pas ?

    Mais notre grande dame du jour ne lui laissa point le temps de répondre et continua son explication aussitôt, levant les bras vers le ciel..

- Les plantes sont sensibles à ce phénomène, et au printemps, la sève est comme entraînée vers le haut, plus facilement, comme si le soleil l’attirait vers le zénith. Évidemment, ce n’est pas le soleil qui provoque cela directement, mais la coïncidence est marquante… Après ça, n’as-tu pas remarqué que les plantes et les arbres, passé la Saint Jean, s’affairent à faire mûrir leurs fruits et leurs graines ? Les fleurs se fanent au cours de l’été, l’automne annonce les moissons, les vendanges. Bref, le temps de cueillir les fruits. Et pour certaines, de les garder pour tout l’hiver…

    Elle marqua un temps d’arrêt pour être sûre que sa jeune compagne avait bien saisi. Sur ce, elle enchaîna :

- Pour les animaux c’est l’inverse et pour les humains un peu aussi : si tu observes bien, la plupart des animaux mettent bas à la fin de l’hiver. Pour les femmes, c’est aussi une période idéale, bien que le Seigneur ait opté pour un accouchement des femmes à n’importe quel moment de l’année…

- Oui, enfin, je vous vois venir, vous allez me dire que c’est pour cela qu’on fête Noël au solstice d’hiver. Pourtant, les femmes, vous venez de le dire, accouchent plus tard dans la saison hivernale, d’après vous…

- Oui, petite. Tu as raison de le relever. Mais vois-tu, c’est comme pour la Saint Jean. Là où le soleil est au plus haut pour les plantes, à Noël, il est au plus bas pour nous signifier qu’un changement s’élabore en secret dans notre corps. Les forces du soleil s’inversent. Et les forces de guérison de notre Seigneur aussi. A travers les plantes qui soignent, cela va sans dire… Si Noël est calé à cette date c’est en fait pour célébrer symboliquement la naissance chez les humains durant cette période hivernale. 

    Après une longue pause, elle poursuivit :

- Vois-tu, le cycle annuel est comme un balancier, un flux sans cesse renouvelé. Et c’est de ce changement d’axe, au moment de la Saint Jean, tout comme à Noël, que la vie reçoit les forces de notre Seigneur… Les forces du soleil, qui changent à chaque solstice doivent s’apprécier ainsi. Ne regarde pas l’hiver comme le signe du malin… C’est au contraire parce que l’hiver est difficile et que nous le vivons péniblement que nous apprécions autant l’été…

- Oui Madame… répondit l’enfante… Je crois que je me suis laissée emporter par de mauvaises pensées…

- Dorénavant, efforce-toi de regarder le soleil non pas comme l’astre du jour, celui qui apporte la lumière, mais l’astre de l’année, celui qui envoie un message de croissance. Et replace à chaque fois ton corps et ton âme dans la phase où il évolue. Monte-t’il vers le zénith ou descend-il vers l’horizon ? Et réjouis-toi de le voir descendre car c’est dans cette phase que nous recevons pleinement son énergie bienfaitrice pour nous les humains. Tu remarqueras avec le temps et les retours des personnes à qui tu proposeras des remèdes que tu obtiendras plus facilement de bons résultats durant la seconde période de l’année. Les forces au profit de l’humain sont alors davantage mobilisées ! Évidemment, au printemps, nous recevons aussi l’énergie des plantes qui, elles, sont en forte croissance. Et cela nous profite bien. Nous avons une grande vitalité de ce fait…
C’est là que le solstice d’hiver est un point magique : les forces qui vont impulser la future croissance des plantes du printemps à venir commencent à envoyer leur signal dès le 21 décembre… Plus exactement du 21 au 24… Avoir choisi Noël au 25, soit le lendemain de cette triade énergétique n’est pas un hasard…

    Les deux femmes s’étaient assises au pied d’un grand arbre. Avec de grands gestes, la doyenne continua :

- Il y a un peu moins de 100 ans de cela, le célèbre Theophrast (*), ce fameux médecin des campagnes qui venait d’Allemagne, était passé  dans la région. Ma grand-mère m’a raconté qu’elle l’avait rencontré. Il lui avait montré comment ancrer dans de l’eau les forces changeantes du solstice de l’hiver et du solstice de l’été. Il avait pour cela pris deux petites jarres en terre qu’il transportait avec lui, rangées précautionneusement dans une solide boite en bois… Il remplit de moitié la première jarre avec de l’eau et emboîta la seconde jarre dans le goulot de la première. Les deux embouts étaient faits pour s’imbriquer l’un dans l’autre.
Puis il prit avec de grandes précautions les deux jarres assemblées ensemble dans les deux mains, chaque main tenant une jarre par son socle. Il retourna la première jarre sur la seconde et bien évidemment, l’eau coula de la première jarre dans la seconde. Ma grand-mère m’a expliqué qu’il faisait tourner les jarres en cercle afin de provoquer un tourbillon à l’intérieur. Il paraît qu’il répéta le geste plusieurs fois avant de séparer les deux poteries et de proposer de boire ensuite l’eau ainsi agitée. Il a appelé ça la dynamisation.


- Waouh, génial !

    Levant son doigt d’un air menaçant, la vieille femme rompit son enthousiasme :

-  Tu crois pas si bien dire (**) ! Mais je t’en conjure, garde ce secret pour toi et n’en parle à personne. Quelqu’un qui te voit faire ça te dénoncera pour sorcellerie, et tu finiras à la Question. Crois-moi, d’autres ont péri sur le bûcher pour moins que ça… Je t’ai cité cette histoire juste parce que je voudrais que tu comprennes que nous sommes sur cette Terre comme des gouttes d’eau dans les jarres. Nous sommes ballottées par les astres et leurs mouvements font les saisons, les forces de vie et de soin. C’est à travers tout cela que le message de notre Seigneur s’exprime...
On a l’impression que le soleil tourne autour de la Terre. On sait maintenant qu’il n’en est rien. Qu’en fait, c’est la Terre qui tourne autour du soleil. Et qu’elle tourne aussi sur elle-même.
Et nous les humains, nous sommes tout simplement pris dans ce tourbillon céleste, mais… Mais qui le sait ? Qui y penses ? Qui en a conscience ?

Vois-tu, sur la Terre, nous subissons un lent vortex qui s’inverse à la St Jean et qui s’inverse encore à Noël. Vois-tu, il y a un temps d’offrande pour les plantes, et un temps de grâce pour les humains… La Saint Jean pour elles, Noël pour nous...


*************

Épilogue : 

    Vous pouvez faire une expérience passionnante ce 24 décembre, soir de réveillon de Noël. Prenez deux bouteilles plastique de même capacité et remplissez l’une d’entre elles de moitié d’eau de bonne qualité (eau de source, eau osmosée, eau filtrée, ou eau faiblement minéralisée). Sans bouchonner les bouteilles mettez le goulot de la seconde à la verticale de la première et à l’aide d’un scotch épais, fixez les solidement ensemble.            Puis, prenez le geste de Paracelse :  retournez les deux bouteilles et lancez une impulsion avec vos mains pour qu’un tourbillon se crée dans le sens des aiguilles d’une montre (à l’inverse si vous habitez dans l’hémisphère Sud). Laissez ainsi l’eau couler d’une bouteille dans l’autre en créant un vortex. Recommencez avec sérénité le geste et ceci durant trois minutes. Nul besoin de se presser… Au contraire le calme qui va vous animer participera au succès de la dynamisation que vous êtes en train de faire sur cette eau…
    A boire à raison d’une petit verre chaque matin pendant la semaine qui vient.

 

----------- 

(*)  Philippus Aureolus Theophrastus Bombast von Hohenheim prend le surnom de Paracelse à partir de 1529. La forme abrégée de son premier prénom, Theophrast, semble avoir été la forme employée de son vivant. (Source : Wikipedia).

 (**) L'expression "génial" existait bien au XVIe siècle, mais son sens différait de celui que nous lui connaissons aujourd'hui. À cette époque, le mot "génial" venait du latin "genialis" et était utilisé dans le sens de « fécond » ou « agréable ». Ce terme était lié à l'idée de quelque chose de naturel, inspiré, voire doté d'une sorte de pouvoir ou d'esprit, souvent en lien avec le concept de "génie" qui désignait un être surnaturel ou mythique doté de pouvoirs magiques. Ce n'est qu'avec le temps que "génial" a pris le sens moderne d'« extraordinaire », ou « remarquable » qu'on lui attribue aujourd'hui. Ainsi, au XVIe siècle, "génial"  signifiait quelque chose de lié à la fécondité.

dimanche 23 février 2025

Mieux que la rhodiola, tu meurs !

 « La rhodiola, ça m’suffit pas ! »

Il m’arrive parfois de croiser quelqu’un, souvent une personne qui était cliente quand je travaillais sur les marchés, et qui, me reconnaissant, me lance cette pique un peu provocatrice… Il m’est arrivé même quelques fois de me retrouver décontenancé par l’aplomb de la personne qui sait combien je défends la valeur de ma plante chérie. D’ailleurs certaines personnes m’appellent « Monsieur Rhodiola »…

« La rhodiola, ça m’suffit pas » est ressorti l’autre fois, en pleine rue, de la part d’une amie qui l’a joué, cette fois-là aussi, un peu provoc. Je n'ai pas été désarçonné ce coup-là...
Le dialogue a été le suivant :
Moi :     - Tu as ton portable ?
Elle :     - Oui...
Moi :     - Passe-le moi un instant…
Elle :     - Ah bon, mais pourquoi ?
Moi :     - Je vais t’installer une appli anti-stress encore mieux que la rhodiola !
Elle :     - NON !!! sérieux ?

La cohérence cardiaque est une technique respiratoire toute simple qui permet de réguler le stress et les émotions en synchronisant la respiration avec le cœur et le système nerveux.
Le système nerveux est composé de trois systèmes : le système nerveux central, le système nerveux périphérique et le système nerveux autonome. Le système nerveux autonome est chargé de réguler les processus automatiques de l'organisme et est responsable (entre autres) de la régulation du cœur. La cohérence cardiaque permet de synchroniser le rythme de la respiration (consciente) avec le rythme cardiaque (autonome) et le système nerveux pour abaisser le niveau de stress et le niveau de cortisol.
Pratiquer régulièrement la cohérence cardiaque offre plusieurs avantages pour la santé :

1- La santé  physique, tout d’abord, car on va en premier lieu moins fatiguer le cœur, diminuer la pression artérielle, et plus globalement préserver les fonctions physiologiques de l’organisme.
2- La santé mentale et émotionnelle ensuite et surtout, car cette technique agira sur le stress et l’aspect émotionnel.

Je vous invite à installer une appli de cohérence cardiaque ou si vous préférez éviter la présence d’un portable près de vous (ce que je conçois complètement – et je vous approuve), regarder un tuto sur internet… Ensuite, pour ressentir les effets bénéfiques de la cohérence cardiaque, il est préférable de pratiquer la technique du 365, qui consiste à :
    • Pratiquer la cohérence cardiaque 3 fois par jour
    • Au rythme de 6 respirations par minute
    • Pendant une durée de 5 minutes

Au début, pratiquez ces séances dans un cadre détendu, sinon c’est raté… Lâchez vos pensées et mettez vos préoccupations de côté pour mettre toute votre attention dans la respiration. Imaginez-vous respirer grâce à votre cœur.
En pratiquant régulièrement ces exercices, vous vous sentirez plus calme, plus en contrôle et plus en harmonie avec votre corps et votre environnement. Évidemment, si en plus vous prenez de la rhodiola, je suis sûr que la prochaine fois que vous me croiserez dans la rue vous me direz « Trop top, la cohérence cardiaque !». Ne soyez pas surpris si je vous réponds que c'est d'abord parce que vous prenez de la rhodiola (et du totum bien sûr)...

A bientôt alors...

dimanche 2 février 2025

Aujourd’hui, j’ai honte d’être français.

Chère Cécile.
J’ai appris il y a à peine un peu plus d’un mois, à Noël dernier, que tu étais retenue prisonnière, toi et ton ami, en Iran, depuis … 1000 jours maintenant. Les conditions que tu endures m’ont sidéré. Comment aujourd’hui est-il concevable de faire subir une telle épreuve à une humaine ?
Il y a un mois, j’ai bien évidemment apporté ma pierre en signant la pétition qui demande ta libération. Et aujourd'hui, je sais que c'est bien peu que de te consacrer une page de mon blog. Au lendemain de la publication sur X de notre président d’une missive qui semble lapidaire autant que dilatoire… comment me regarder en face ? Comment accepter de m’être trompé à ce point en votant aux dernières présidentielles ? Comment notre chef suprême du moment est-il en droit de se moquer de toi avec une telle désinvolture ?

Comment faire pour te sortir de là ? Comment te dire qu’il faut que tu tiennes bon alors que de notre coté tu attends le signe que nos décideurs se sortent le doigt du c… pour engranger de vraies pressions sur ce pouvoir Iranien qui ne connaît que les méthodes de terrorisme pour faire avancer ses idées ? Si j’étais président, j’aurais déjà mobilisé l’armée pour imposer un blocus ou des frappes, à minima des menaces militaires envers ces gens-là…

Aujourd’hui, j’ai honte d’être français parce que notre France est une démocratie qui a oublié que la démocratie est basée sur la tolérance, mais pas la faiblesse… Car on peut tolérer tout sauf l’intolérable. Et quand l’intolérable frappe à nos portes, quand depuis 1000 jours sonne l’alarme, et qu’il faut que ce soit au bout de 1000 jours qu’on se rende compte que c’est peut-être que sonne le glas… et que notre président daigne écrire qu’il recevra tes parents « dans quelques jours », lapidairement donc, alors oui, Cécile, j’en suis désolé, j’ai honte de moi. J’ai honte d’être français.

Je connais la force de la pensée. La pensée est créatrice. Je ne peux que t’envoyer à distance toute cette pensée couplée d’un message et d’une énergie qui l’accompagnent pour te dire de tenir bon. Tiens bon !

Ma pensée est de dire que TU SERAS BIENTÔT LIBRE. 

" TU SERAS BIENTÔT LIBRE "

J’invite aussi toute personne qui lit ce message à faire de même. Les ruisseaux font les rivières et les rivières les fleuves. Je te souhaite de recevoir un fleuve de pensées qui créeront un nouvel avenir bientôt pour toi… Très vite….Très très vite… Cécile, je sais que des milliers de personnes pensent à toi et à ton compagnon. Tiens bon… Et toi, n’aie pas honte d’être française.

Mise à jour du 7-02-2025 : ici un article d'un journaliste engagé, que je vous recommande de lire...

mardi 30 avril 2024

Pourquoi la voiture électrique est bonne pour le climat...

Il y a quelques années, quand j’étais encore gérant de Natura Mundi, j’avais promis à mes clients d’écrire un texte présentant les bénéfices multiples de choisir la voiture électrique en remplacement de nos chères « thermiques ».
Je me souviens qu’à l’époque, je m’étais pris une pluie de message négatifs, dénonçant la voiture électrique comme la pire des solutions pour « sauver le climat »… Le tout associé à des arguments creux, infondés et même parfois carrément fallacieux.
J’avais été assez dégoûté du parti-pris de certains et j’avais finalement renoncé à faire une telle synthèse. Je trouvais notamment bien déplaisant que ceux qui me « tiraient dessus » n’aient pas eu la délicatesse d’attendre mes arguments et alors seulement, chercher à les réfuter !
Le dossier en est resté là, et de mon coté, j’ai continué à partager ma passion de la voiture électrique (car je roule électrique depuis plus de 12 ans) avec les amis qui comme moi roulent en électrique. Et qui sont bien évidemment non seulement convaincus de bien faire, mais qui ont tout comme moi pris le temps de bien réfléchir aux enjeux et qui tout comme moi encore ont regardé un peu plus loin que les apparences !
Quelle n’a pas été ma surprise en découvrant il y a deux mois la sortie d’un livre de Cédric Philibert qui s’intitule tout simplement : « pourquoi la voiture électrique est bonne pour le climat ».
C’est un super-bouquin que je vous recommande de lire si le sujet vous intrigue, vous passionne ou si simplement, vous cherchez à avoir bonne conscience d’acheter une voiture électrique. Ce livre est une excellente synthèse et mon propos n’est pas ici de vous le présenter davantage, si ce n’est que je trouve qu’il est très complet, très argumenté, avec beaucoup de références, et en même temps assez facile à lire. 

Je voudrais juste profiter de ce billet dédié à ce livre pour rajouter quelques réflexions :
Hormis des nullités comme « elle est pas belle » ou « y’a pas assez d’autonomie » ou encore « moi, faut que ça fasse du bruit », les arguments principaux que j’entends contre la voiture électrique sont de trois ordres : politiques et sociaux, environnementaux et minier, et enfin énergétiques.

* Politiques parce que certains voient dans la « bagnole » électrique chère à notre Président (à qui nous devons tous respect et obéissance parait-il) le symbole même de la sainte « croissance » et du capitalisme avec tous ses défauts. Et donc d’associer ce déni politique à cette innovation...

* Sociaux parce qu’on présente la voiture comme le résultat de la réussite de certains au détriment des autres, sous couvert d’un discours qui prône l’égalitarisme et fait une opposition dogmatique de nos quatre roues envers les transports en commun.

* Environnementaux, car on nous démontre que plus de voitures signifie plus de routes… Et que plus de routes signifie plus d’infrastructures routières et donc d’investissements qui au final ne se révèlent pas si rentables que ça… Le meilleur exemple près de chez moi est l’aberration de la construction de l’A69, entre Toulouse et Castres, où toutes blagues mises à part, le bon sens fait un sacré 69… On n’irait pas dire que des intérêts privés seraient derrière, on serait encore accusé, à la va-vite, de complotiste… Et pour revenir à la croissance du nombre de kms de routes, eh bien il paraît logique que la route appelle la voiture et que la voiture appelle la route…

* Minier, car on nous explique que les voitures électriques, du fait de batteries conséquentes sont plus lourdes, donc plus grosses, donc demandent davantage de métaux (et donc de minerai) pour les construire… Et cela sans même aborder deux autres sujets qui font tout le temps la une des journaux à sensation : le (faux) problème du lithium, et encore plus celui du cobalt et du coltan…

* Énergétique enfin, car l’argument principal, tout droit sorti de l’école maternelle, c’est que pour faire toute l’énergie électrique qu’il faudra mettre dans les batteries des voitures électriques, ben… faudra plus de centrales nucléaires !!! Si, si, je vous assure, y’a des gens bien-pensants qui croient à cet argument. Et qui seraient prêts à vous prendre feuille, crayon et calculette pour vous le démontrer en quelques lignes…

Bon, c’est pas tout ça… Reprenons calmement :

L’aspect politique : je ne vois pas en quoi il y a incompatibilité à défendre des idées écologistes et en parallèle de croire dans la voiture électrique. Trop de personnes confondent but et moyen… Si le moyen d’arriver à une société plus juste (voir-ci dessous le volet social) passe par l’adoption de la voiture électrique, pourquoi la condamner d’entrée ? Si le but est de vivre en harmonie avec notre environnement dans une société fondée sur une économie circulaire quant aux matières premières, sans émission de produits toxiques, avec une répartition des richesses basées sur un meilleur partage des valeurs ajoutées de notre économie, alors la voiture électrique y a toute sa place. Place oui, mais effectivement pas une place centrale… En tout cas, pas partout, loin de là… Et rajoutons que la voiture thermique, elle n’y a pas du tout sa place, ni le bus au diesel, ni la locomotive au diesel…
Malheureusement, au lieu de comprendre cela, nous les européens, et donc de soutenir une voiture « cohérente » avec un parc relatif et calculé, proportionné même… on voit se profiler un capitalisme à la con. Je vous laisse découvrir ça ici... 

L’aspect social : Avant d’aborder ce sujet, faisons un aparté. Je déteste imaginer que demain nous serons baignés dans un monde d’IA… Sauf sur un point : la conduite autonome… Je pense que nous sommes à la veille d’une révolution qu’on ne peut encore imaginer dans ses conséquences sociales :  la voiture autonome, ou encore le robot-taxi va changer la donne pour tous : posséder une voiture qu’on n’utilise qu’à 1 % du temps n’a aucun sens en terme de coût… Personne n’imagine posséder un bus pour se déplacer. C’est pourtant ce que font tous les automobilistes avec un bus à 2 ou 4 places… On peut imaginer un avenir proche où la voiture autonome, disponible à la demande sur 90 % du territoire, via des applis sur les portables, ne sera pas la propriété d’un particulier, car trop cher, mais la course à la demande sera tellement bon marché que se déplacer autrement n’aura aucun sens économiquement… L’argent qu’un foyer consacre aujourd’hui à la bagnole (investissement ou emprunt, entretien, carburant, assurance) pourra être mis ailleurs…… Si ça c’est pas du social revu et corrigé…

L’aspect environnemental : c’est bien d’avoir abordé le coté social avant celui-là, car on enfonce ainsi une porte ouverte :  évidemment qu’il est stupide qu’une voiture d’une tonne déplace une seule personne en moyenne sur une distance trop souvent très faible… la voiture autonome partagée résoudra t-elle ce problème ? Je pense que oui… Si elle est partagée, tout comme on partage l’espace dans le train ou l’avion. C’est un concept qui choque aujourd’hui... pas demain. Tout comme on aurait été choqué de dire en 1789 qu’on allait bientôt remplacer les calèches des riches aristocrates par des machines roulant sur des rails de métal pour tout le monde, petits et grands, riches ou pauvres… 

L’aspect minier : alors là, c’est le bouquet… j’adore écouter des personnes spécialistes du secteur comme Aurore Stephan, qui alertent sur l’impossibilité de continuer comme avant, et d’avancer en croyant qu’il suffit de piocher plus… Elles ont raison. Je les rejoins mais je dis qu’il faut piocher mieux… et donc moins. Et d’abord lancer l’économie circulaire en priorité sur le secteur des matières premières minérales et métalliques. C’est une évidence : alors quoi dire à propos du coltan ? La première réponse : faire des téléphones et des écrans réparables et durables, et n’inciter leur usage qu’auprès de personnes qui en ont vraiment l’usage. A t’on besoin d’écrans tactiles (bourrés de coltan) pour envoyer des selfies à ses amis à longueur de journée ? Secondo, lancer la récupération et le recyclage du matériel arrivé en fin de vie, quitte à en faire une obligation légale… 
Quid du lithium ? les arguments avancés font l’amalgame entre le lithium présenté comme un carburant versus la quantité d’essence qu’on met dans un plein de réservoir… Il ne pas confondre l’outil et le consommable : le pétrole c’est du consommable… qui en plus pollue et augmente l’effet de serre. Alors que le lithium est un outil… Sur un cycle de vie d’une voiture, c’est quelques kg de lithium contre des centaines de barils de pétrole… Et ce lithium, on arrive de mieux en mieux à le recycler. On frôle le 99 %. Extraire du lithium, c’est donc constituer un capital… Extraire du pétrole, c’est comme brûler des billets de banque, et s’intoxiquer avec la fumée…
Finalement, cette approche vaut pour tous les autres métaux… Et ne venez pas me parler des terres rares qui ne sont pas rares… Les « terres rares », c’est un terme qui classe dans une colonne du tableau de Mendeleïev certains types d’atomes, qu’on a appelé « terres rares », car ils sont logiquement rares sur le tableau, mais pas automatiquement dans les réserves souterraines de notre planète bleue…
Et à propos de cycle de vie d’une voiture, je prends tous les paris qu’une électrique vaut, en terme de temps, d’usure, de kilométrage, et évidemment de coût au moins 5 thermiques… Ma première électrique avait 170.000 kms quand je l’ai vendu il y a 7 ans à un taxi, qui était ravi de son achat. Elle roule encore aux dernières nouvelles (et a dépassé les 700.00 kms…). La seconde a déjà dépassé les 350.000 kms, pour une perte de batterie de 16 % seulement… Et à part quelques menues réparations, rien à signaler, si ce n’est que les plaquettes sont encore d’origine (le frein régénératif est prioritaire et comme je conduis « éco », je l’utilise quasiment en exclusivité).

L’aspect énergétique : ah… celui-là, je l’ai gardé pour la fin tellement la patate est en fait un croissant chaud et croustillant… Abordons successivement le rendement, la recharge et le stockage, et pour finir l’écoconduite… Si vous lisez le livre de Cédric Philibert (vraiment, je vous le recommande), vous trouverez tout le détail de ce qu’on appelle un rendement. A quantité d’énergie équivalente, la voiture électrique atteint aujourd’hui des rendements de l’ordre de 90 à 95 % (on frôle les 98 % sur certaines Tesla), alors que les meilleurs voitures thermiques peinent à dépasser les 35 %. Sachant que les centrales thermiques (celles qui brûlent du charbon mais aussi du pétrole ou du gaz) ont des rendements de l’ordre de 60 %, on aurait tout intérêt, à l’échelle d’une nation, à tous adopter les voitures électriques et utiliser l’essence à la pompe pour alimenter les centrales… On aurait un gain global d’au moins 30 % (j’entends d’ici les mauvaises langues dirent que dans mon calcul de ne tiens pas compte des pertes dû au transport électrique)...

Ensuite vient la réflexion à propos de l’origine de l’électricité actuellement mise dans les voitures électriques… Évidemment, si vous rechargez en France à une heure de grande consommation, vos électrons stockés seront issus du gaz, du fuel ou des centrales nucléaires. C’est encore plus vrai en hiver qu’en été... Mais ça c’est l’arbre qui cache la forêt. Car l’intérêt de la voiture électrique (qui passe plus de temps à être immobile sur un parking ou un garage qu’à rouler sur la route), est rechargeable la nuit, dans les phases dites d’heures creuses. Et sa recharge peut se programmer. C’est d’ailleurs  dans la perspective d’une telle révolution qu’on a inventé le compteur Linky, pour être en mesure de facturer l’électricité selon le type de consommation qu’on en fait… Y’en a qui n’ont pas perdu le nord quant à la défense de leurs intérêts…

Disons-le franchement, la voiture électrique n’est pas la solution pour une entreprise qui fabrique de l’électricité nucléaire, c’est au contraire sa concurrente… En France, l’opérateur principal cherche à construire des STEP (stations de transfert d’énergie par pompage-turbinage) pour tamponner ses excès de production de centrales nucléaires qui ont la désagréable habitude de ne pas être souples… Quand une centrale atomique produit de l’électricité en masse, difficile de la modérer… Et donc que faire de l’excès de production ? Si un petit malin pouvait la stocker pour mieux la facturer au moment des heures de pointe, bingo ! De là des projets délirants, pas du tout écolos comme le barrage de Grand Maison, ou celui de Montézic très applaudi ces temps-ci...
On peut lire ici que la station de Montezic peut stocker « autant d’énergie que 760 000 batteries de voitures électriques. Avec une capacité de 38,8 GWh, la station de transfert d’énergie par pompage-turbinage (STEP) de Montézic est le second plus grand site de stockage d’électricité en France ».

Faisons un petit calcul : 38,8 GWh qu’on divise par 760.000 voitures, ça fait une batterie de 50 kWh par voiture… Il y a actuellement 38 millions de voitures dans l’hexagone, avec un renouvellement de 10 ans environ… Si on imaginait que dans 10 ans, on disposait de 38 millions de batteries de 50 kWh, ça ferait une capacité de stockage de 1900 GWh théorique… même si on ne devait exploiter que 10 % de ce potentiel, on serait au dessus de nos besoins futurs…
Mais à une condition : autoriser, généraliser et encourager le système V2G, ou Vehicle-to-Grid.
Qu’est ce que le V2G ? Cette technologie bidirectionnelle permet à une voiture non seulement de se recharger à partir du réseau, mais aussi de renvoyer de l’énergie en période de forte demande de manière synchronisée avec le réseau d’électricité. En d’autres termes, quand vous achetez votre voiture électrique, on pourrait en fait vous proposer de valoriser votre achat en devenant fournisseur d’électricité pour la communauté… quand elle en a besoin, et sous réserve que vous soyez en phase d’excès… Conditions qui peuvent se concorder bien plus souvent qu’on le croirait au premier abord… Mais si vous achetez de l’électricité à petit prix pour la revendre à prix plus élevé, alors malheureusement, vous êtes en concurrence avec les grands de ce monde… On a donc une solution évidente, partagée, sociale, politique, écologique, économique, énergétique.. Une vraie solution quoi... 100 fois plus intéressante que les STEP, mais non, on n'en parle pas... surtout pas toucher aux portefeuilles de certains.

C’est le premier mot de la fin : acheter aujourd’hui une voiture électrique n’a de sens que pour ensuite aller demander à votre constructeur qu’il vous installe un kit V2G (je tanne le mien sur ce sujet à chaque fois que je peux)… Si le consommateur choisit ce type de subtilité, tous les constructeurs s’y mettront. Et ce jour là,  notre méprisant Président n’aura plus aucun argument pour nous faire croire que la pénurie d’électricité menace nos foyers… Si en plus, une vague de panneaux solaires s’installe sur les toits un peu partout, c’est un tout autre monde qui se dessine...

Le deuxième mot de la fin est bien différent. Quand j’étais jeune, je rêvais d’avoir une Porsche… Pas une 911, car trop classique mais une 944… C’était un rêve de grand gosse. Mais je n’arrivais pas à concilier ce caprice avec mon envie de ne pas polluer et surtout ne plus mettre un centime dans la géopolitique pétrolière… En 2012, quand est sorti la Tesla Model S, j’ai choisi d’acheter une voiture de course (je le croyais, mais en fait non...) sans avoir à nourrir les pétroliers. Évidemment, ma femme était à moitié contente. Contente de voir que je me mettais à l’électrique, mais ennuyée de me voir au volant d’un tel bolide et de faire des excès de vitesse… C’est l’inverse qui s’est produit. Devant les courbes sur l’écran de l’ordinateur qui nous montrent l’efficience de notre conduite en kWh (chose que ne peut pas faire un thermique, même hybride), on dépasse vite ce coté frimeur et m’as-tu-vu pour adopter l’écoconduite.
Je peux en témoigner : à ce jour, j’ai cumulé 525.000 kms en voiture électrique (sur deux voitures de 370 puis 440 chevaux…) et l’envie de faire vroom vroom m’a complètement quitté... Je consomme en moyenne 220 Wh par km… mais ma voiture fait hélas plus de deux tonnes. Une particularité aujourd’hui, une aberration demain, je vous l’accorde...

Ah au fait, à Montézic, y’a un projet dit « Montézic 2 » : qui veut augmenter non pas la quantité d’énergie stockée, mais la capacité à utiliser de l’énergie de pointe… Coût des travaux (estimés… ) : 500 millions d’euros. C’est le coût approximatif de 100.000 batteries de 50 kWh. Cherchez l’erreur !
Si cet argent était consacré à installer des batteries fixes de 5 kWh dans un million de foyers en France, on ferait là, en plus de l’effet tampon sur le réseau, une action éducative incitant à l’éco-consommation… Voilà ce qui s’appellerait faire de la politique à visée sociale avec impact environnemental, minier et énergétique intéressant. C’est pour cela que j’aime les vraies causes écologistes. Parce qu’au final elles sont globales et cohérentes…

Et juste pour enfoncer le clou encore, vu sur la page citée ci dessous : « Le pompage de l'eau du bassin inférieur vers le bassin supérieur consomme plus d'énergie que le turbinage n'en crée. Avec un rendement énergétique de 75%,  le complexe hydro-électrique de Grand’Maison consomme ainsi 300 GWh de plus qu’il n’en produit. ». 25 % de perte donc… alors que sur les batteries, c’est 10 %, et dans mon raisonnement, c’est réparti dans le tissu social, au profit du particulier, pas du capitalo…

vendredi 15 décembre 2023

Le temps du Merci est venu !


Elle est là.
Elle est là comme une omniprésence. 
Invisible et pourtant si proche… 
Permanente… Et cette sensation de constance est accentuée d’un sentiment contraire de quelque chose d’éphémère.
Sa présence me prend la tête depuis quelques temps. Une sorte de lourdeur légère et motivante…

Je dois avouer qu’avec tous les messages d’Amour et de soutien que j’ai reçu de mon entourage, ces derniers mois, ce serait être aveugle de mes cinq sens si je ne la remarquais pas. Parce que cette présence, je ne la vois pas avec les yeux. Je ne la sens pas plus avec le nez, elle est silencieuse et même ma peau ne peut la toucher. Elle est dans ma tête, mais en même temps, elle est partout. Mieux que ça, elle défie le temps ! Elle ne vieillit pas, alors qu’elle est vivante…

Mes anciennes croyances judéo-chrétiennes pourraient bien me souffler que peut-être ai-je rencontré l’Âme… Que nenni ! Sa première lettre, sa lettre de noblesse commence par un g, un G… Tout simplement.

Amis : merci, merci... merci !

Merci pour tous les messages de soutien que j’ai reçu ces derniers mois. Merci pour cette énergie que vous m’avez envoyée. Et que j’ai bien reçue. Cette masse de vibrations, je l’ai mise au profit de la réflexion et de la contemplation, dans un bref moment d’exclusion, où ce printemps dernier, je n’étais disponible pour personne. Amis, merci pour ces rayons de lumière qui m’ont permis de réfléchir et de sentir s’activer cette chaleur interne. 

Bien sûr, dans l’adversité, quand on voit son idéal en prendre un sacré coup, les pulsions sont là… Une dose de colère, suivie d’une vague d’écœurement… Et le ressac qui commence.
Et c’est là, dans la tourmente de ces jours tristes qui passent qu’arrivent cette « G ». Elle débarque d’un coup, ça a été un éclat de rire soudain… Elle jaillit comme une fée dans la nuit et devient une pensée qui demeure. Elle se joue de moi, car de sa simple présence au début, elle vire à l’obsession. Le cerveau en est saturé et sa présence dépasse cette sensation d’idées obnubilantes.

En fait, dans une obsession, il y a quelque chose de négatif, de malsain, de pathologique. Alors que là, c’est comme une abondance de pensées positives, qui ne sont concrètement qu’une seule et même pensée. Une dose massive d’une seule et même idée qui devient fixe, répétitive, créatrice et ...Vivante !

C’est juste l’Univers qui m’envoie son message en écho des vôtres. Une sorte de flash d’abondance où les pensées qui se tourmentaient se changent en un tourbillon de remerciements. Où le subi devient novateur, et où la création devient Abondance… 

Allez, je ne vais pas laisser le suspens plus loin... 
Cette grande vague qui m’a envahi… C’est la Gratitude !


lundi 13 mars 2023

L’histoire des deux souris, ou comment s’arrête aujourd’hui mon aventure avec Natura Mundi

Durant de nombreuses années, quand j’embauchais une nouvelle personne au sein de mon équipe, j’avais l’habitude d’offrir un livre surprise à ce nouvel employé au moment même où il me remettait mon exemplaire signé de sa main du contrat de travail, faisant foi de notre engagement mutuel : lui ou elle en s’engageant à travailler pour l’entreprise, moi en m’engageant à lui verser un salaire et tout ce qui s’y rattache...

Ce livre s’appelle « Qui a piqué mon fromage ? ». Il raconte comment deux petites souris, vivant au cœur d’un labyrinthe géant, en viennent à se disputer un beau jour parce que le fromage qu’elle grignotaient depuis moult temps venait subitement de disparaître. De ces deux souris, une seule survécut. L’heureuse élue fut celle qui prit son courage à deux mains et s’aventura dans le labyrinthe pour voir s’il n’y avait pas un autre fromage qu’elle pourrait peut-être trouver...

La morale de l’histoire est qu’il ne faut rien voir de figé dans la vie et que le beau contrat de travail que vient de signer cet employé fraîchement débarqué n’a rien de définitif...

J’ai toujours adoré cette petite histoire tant elle est vraie et qu’elle confirme ce que les Taoïstes appellent l’impermanence des choses. L’image du Yin et du Yang dans le cercle où l’un va recouvrant l’autre est l’illustration parfaite de cette idée.

Alors, quand une injustice me tombe dessus, je me dis que d’une part, ceci n’est que temporaire, et que d’autre part, il faut savoir regarder le bon coté des choses. Est-ce que c’est à cause de cette façon positive que j’ai de voir le monde qui a provoqué durant de nombreuses années ma solidité psychique et par là même rendu jaloux trop de personnes qui m’ont côtoyé ? Aujourd’hui, je le pense très fort.

Le projet de franchise qui a germé dès 2006 a fait des jaloux. Outre l’épine fatale jetée par le hasard sur notre fil d’Ariane, en la rencontre de ce partenaire informatique qui nous a fait choir notre projet (voir -1- ci-bas), ma réussite a fait des jaloux. Et la jalousie est la mère de la méchanceté. Méchanceté qui s’est traduite dans des dénonciations calomnieuses (et anonymes bien souvent) auprès des administrations françaises... fisc, fraudes, CNIL, prudhommes... quand ce n’est pas tout simplement la production de faux en justice... Je suis étonné de ne pas avoir eu la visite des services vétérinaires ou de la Miviludes...

Mais la vraie réalité est une réalité financière : le chiffre d’affaire de Natura Mundi a baissé de façon importante, trop importante depuis dix mois. Au point de ne pouvoir honorer mon contrat social.

C’est donc une entreprise qui s’arrête, une expérience qui m’aura beaucoup appris et qui me permettra avec toutes les compétences acquises durant ces années de rebondir au plus vite.

Par amour du métier d’herboriste, merci à toutes celles et tous ceux avec qui j’ai partagé du savoir et du savoir faire.

A bientôt donc.

Jean-François Astier

 

 

jeudi 14 octobre 2021

Vous reprendrez bien une troisième dose ?

 

Évidemment, un titre cynique et humoristique donne toujours davantage envie de cliquer… Pourtant, je vais aller ici à l’essentiel :
  1. D’abord vous apporter mon témoignage sur le Covid que j’ai développé ce mois de septembre dernier et comment j’ai réagi pour me remettre au plus vite, et surtout au mieux, de cette contagion « OGM ».
  2. Quelques liens pour ceux qui voudraient aller plus loin… et qui ne s’arrêteront pas à la sempiternelle phrase « mais c’est du complotisme ça… ». Je l’ai déjà dit et je le redis, je ne suis pas complotiste, je suis languedevipèriste.
  3. Mon opinion à propos des vertus des aiguilles de Pin sylvestre et ce que je pense qu’il faut faire face à la protéine Spike.

 

1. Mon témoignage personnel face à un Covid

Ma compagne a participé à une réunion avec d’autres personnes début septembre. Dès le surlendemain, elle s’est sentie fatiguée, et le soir, elle me dit qu’elle pense avoir de la fièvre, ce que je confirme en lui touchant le front.

Au lendemain, ma femme me confirme qu’elle a certainement attrapé le Covid, et pour ma part, je lui confirme ses soupçons, ayant passé une mauvaise nuit avec des cauchemars non habituels, que j’ai déjà eu par quatre phases depuis deux ans. J’avais déjà par le passé mis sur le dos de ce coronavirus ces troubles nerveux. Durant quatre jours, ma femme développe une fièvre et de la fatigue, mais surtout des courbatures au point de prendre à heures régulières du Doliprane pour « tenir le coup ».

Pour moi, à ma grande surprise, ce n’est qu’au bout de ces quatre jours que la fièvre s’installe un soir, au coucher. Le lendemain, la fatigue est là et l’impossibilité d’aller travailler aussi. Je décide donc de jeûner pour une durée indéterminée. La seule consommation sera de l’eau et des infusions d’Artémisia. J’ai eu de la fièvre durant trois jours et trois nuits. La seconde nuit, ayant bu beaucoup avant, et m’étant couvert d’une épaisse couverture, j’ai abondamment transpiré. Mais au réveil le matin suivant, fièvre et fatigue sont toujours là. Complétées par des courbatures épuisantes dans le bas du dos. J’ai arrêté mon jeune au 4e jour, voyant que la fièvre avait disparu.

Dans la semaine qui a suivi, la caractéristique principale à noter était une fatigue très forte, des courbatures et surtout une insuffisance respiratoire qui m’empêchait de pouvoir faire tout effort physique, même léger. Je suis donc resté à me reposer, les premiers jours à dormir la plupart du temps… Écouter de la musique ou bouquiner était trop fatigant !

J’ai eu l’impression de voir une remontée de mon énergie de façon très lente, et je dirais que sur une échelle de valeur, je regagnais chaque jour 5 % de plus que par rapport à la veille. A l’heure où j’écris ces lignes, soit trois semaines après le jour d’apparition de la fièvre, je dirais que je suis à 50 % de ma forme habituelle.

Comment je me suis soigné ?

En plus du jeûne, action numéro un contre cette contagion « OGM », j’ai pensé à bien boire pour accompagner mes émonctoires et drainer mon organisme des déchets produits par l’activité immunitaire. Chaque jour j’ai bu au moins ½ litre d’infusion d’artémisia, que je fais pousser au jardin. Dans la mesure du possible, l’objectif était d’un litre. J’ai complété l’infusion avec de la racine d’aunée.

J’ai utilisé du ravintsara en application sur toute la colonne vertébrale chaque soir où la fièvre était là. J’ai utilisé au moins 5 ml par soir, étalés sur la colonne vertébrale.

La maitrise de la reprise alimentaire a été très facile, puisque j’avais très peu faim. J’ai surtout consommé des légumes feuilles cuits sous forme de soupe (feuilles d’ortie, de poireaux, de blettes) et des raisins pendant les premiers jours. A la fin de la semaine, j’avais repris une alimentation végétarienne complète, mais les rations étaient diminuées de moitié par rapport à un rythme habituel, l’appétit n’étant pas au rendez-vous. J’ai ainsi surtout consommé des carottes râpées, des légumes variés, des céréales, et des soupes de courgettes le soir.

J’ai complété mon alimentation avec des compléments alimentaires :

-       De l’extrait hydroalcoolique d’aiguilles de pin sylvestre que nous commercialisons à Natura Mundi. J’ai triplé les doses recommandées

-       Du « So-Pycnogénol respir » la première semaine, puis du « So-Pycnogénol cardio » la troisième semaine.

-       De l’astaxanthine les semaines 1 et 2 (deux capsules par jour)

-       Du chardon Marie les semaines 1 et 2 (une capsule à chaque repas, soit trois fois par jour)

J’ai essayé de prendre de la rhodiola par deux fois, mais je n’ai ressenti aucun effet probant. J’en ai déduit que mon organisme avait besoin d’autre chose…

En fait, avec un peu de recul, je pense que c’est d’abord mon alimentation basée sur des fibres végétales et des crudités complétées d’huiles riches en AGE qui m’auront fait le plus de bien, combiné à la mise au repos de mon organisme. J’ai évité le plus longtemps possible les fromages, les protéines fortes (soja, œufs), mais j’ai complété dès la première semaine de reprise alimentaire avec de la spiruline (3 grammes par jour).

A aujourd’hui, je dirais que j’ai repris le rythme quotidien, mais avec un entrain différent, une sorte d’état second où je ressens les choses de façon plus calme. Je pense que le virus, et surtout la protéine spike ont altéré les équilibres neurologiques et surtout les subtils échanges entre neurotransmetteurs. C’est, à mon humble avis, un élément essentiel d’appréciation de la présence du virus dans l’organisme.

Pourquoi, alors que par le passé, depuis l’hiver 2019-2020 jusqu’à maintenant, j’ai senti par quatre fois ces agressions virales, ai-je développé une forme grippale plus conséquente ? Mystère… D’autant qu’à la veille de cette phase virale, j’aurais qualifié mon état de santé d’excellent… Je pense que mon rythme de travail sera revenu à la normale d’ici 15 jours…Je suis preneur de vos témoignages si vous en avez aussi dans la mesure où ils peuvent enrichir notre compréhension des méfaits de ce virus et de sa protéine spike…

 

2. Des liens que je vous recommande :

Bien sûr, l’inévitable site que tout le monde devrait consulter régulièrement :

https://reinfocovid.fr/

mais aussi un « vrai » média que je consulte aussi souvent que j’en ai le temps :

https://www.francesoir.fr/

dernièrement, j’ai relevé cet article que j’ai trouvé passionnant :

https://reseauinternational.net/le-seigneur-des-vaccins/

en plein dans l’actualité, l’association bonsens.org a écrit aux sénatrices et sénateurs. Leur lettre est ici : https://bonsens.info/lettre-aux-senatrices-et-senateurs/ Elle vaut son pesant de cacahuètes, car elle est très claire, dépourvue de toute approche passionnelle. Elle est objective… Si… si… !!!

 

3. Mon opinion à propos de la protéine spike :

Vous avez certainement entendu des propos alarmants sur les méfaits de cette protéine, de la présence de graphène dans les injections qu’on nous propose à tour de bras, et même des liens avec la 5G, etc… Pour moi, que la protéine spike soit toxique, créée de la main de l’homme et fasse les caractéristiques essentielles de la pathogénicité du virus SARS-Cov 19, ne fait aucun doute… Et donc, se laisser injecter directement dans son sang un produit élaboré par manipulation génétique, reproduisant et « photocopiant » cette protéine, affublé du mot de vaccin, est pure folie ! Enfin, dire qu’après il suffit de prendre de l’extrait hydroalcoolique d’aiguilles de pin sylvestre pour que tout aille bien alors qu’on s’est fait vacciner, est une gageure !

Et pourtant, vous avez lu ci-dessus dans mon témoignage que j’ai consommé de l’extrait hydroalcoolique d’aiguilles de pin sylvestre… Où est donc l’erreur ? Je pense que l’organisme humain a des moyens, mais qui restent très relatifs, de lutter contre cette protéine… Et que ces moyens sont proportionnellement liés à sa capacité à maitriser et subjuguer un terrain inflammatoire morbide potentiel. En d’autres termes, c’est sa réserve et sa richesse en anti-oxydants qui peut faire la différence. L’extrait hydroalcoolique d’aiguilles de pin sylvestre, présenté comme riche anti-oxydants, est peut-être un élément dans le panel des anti-oxydants. Dire qu’il est essentiel ou accessoire, je n’en sais rien. Mais dans le doute, une chose est sûre : c’est qu’il ne peut faire que du bien à un moment où les organes les plus concernés sont justement les voies respiratoires.

Donc, oui aux aiguilles de Pin, non à une illusoire croyance que c’est une panacée…

Finalement, je tablerais davantage, pour une personne qui attend des « miracles » de ce produit, à une correction alimentaire conséquente, à la pratique de jeûnes courts répétés et aux conseils compilés ici : https://reinfocovid.fr/science/peut-on-se-donner-plus-de-moyens-pour-resister-aux-virus/ . Et j’ajouterais que la prise de compléments alimentaires apportant des antioxydants est effectivement primordiale, d’autant plus qu’on avance en âge : je recommanderais, d’une façon générale, par ordre d’importance et parmi ce que je connais, les suivants :

-       L’astaxanthine,

-       Le pycnogénol (et notamment le So-pycnogenol respir, et le So-pycnogenol cardio),

-       L’EHA d’aiguilles de Pin sylvestre

-       Le Co-Capmarin

Qu’il faut compléter avec :

-       Des infusions d’Artémisia annua, si vous avez accès à cette plante. Des graines peuvent être demandées gratuitement à Natura-Mundi.

-       Des tisanes de plantes aux vertus protectrices du foie, et des poumons (tisane hépatique, tisane voies respiratoires). On peut d’ailleurs associer des plantes aux vertus protectrices du foie et contenant des antioxydants : Astragale et Schizandra, par exemple, en alternance une semaine sur deux l’une, puis l’autre.

-       Des probiotiques, avec parcimonie et en alternant les sources (éviter de toujours consommer le même complément alimentaire).

 

Au final, Hippocrate avait raison quand il disait : « que ton aliment soit ton premier remède ». À cette époque, on était avare de mots inutiles. Aujourd’hui, si Hippocrate était parmi nous, il rajouterait sans souci « et que les autres thérapies naturelles ne soient donc utilisées qu’ensuite ». Qu’on se le dise…Covid ou pas…